Environnement

Quelques informations liées à la nature qui nous entoure

Après une description succincte du type de sol dont nous bénéficions, cet article évoque les sujets pour lesquels l’exécution d’un geste citoyen envers la faune et la flore gênantes est appréciable pour le bien de tous ...

géologie et hydrographie

Notre commune se situe sur la « terrasse moyenne » de la Garonne et se compose donc de terrains alluvionnaires reposant sur la molasse, constitués ainsi d’une couche de cailloux (quartzite, schiste, granites) fortement altérés recouverts de limons de surface. Ces derniers ont par ailleurs été sujet à un lessivage superficiel ayant entrainé les argiles en profondeur, aboutissant à un sol de type « boulbènes », plus ou moins hydromorphe. C’est ce qui explique l’historique d’une activité de poterie très prononcée au sein de notre village.

Cette terrasse est interrompue par plusieurs vallées peu marquées et peu profondes creusées par les rivières dans la molasse sous-jacente, roche tendre facilement érodable. Le fond de ces vallées est tapissé de débris alluvionnaires provenant des versants. Les deux ayant leur source sur SAINT-THOMAS sont les suivantes :

  • L’Aussonnelle (longueur = 43km / 18 affluents)
    Cette rivière non navigable naît entre les routes de BONREPOS et de SAIGUEDE puis se jette dans la Garonne en rive gauche, au niveau de la limite communale entre SEILH et GAGNAC.
  • L’Aiguebelle (longueur = 16km / 13 affluents)
    Elle naît dans les terrains bordant l’impasse du RENTIN en dessous du lac et termine son parcours à SAINT-LYS. Elle alimente ainsi le Lac de SAINTE-FOY-de-Peyrolières où le barrage de Galage retient les eaux à des fins d’irrigation des cultures.

ambroisie

L’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.) et l’Ambroisie trifide (Ambrosia trifida L.) sont des plantes invasives originaires d’Amérique du nord et capables de se développer rapidement dans de nombreux milieux (parcelles agricoles, bords de route, chantiers, friches, etc.). Malheureusement, notre commune fait partie des secteurs concernés par ce fléau.
Leur pollen, émis en fin d’été, constitue une menace pour l’agriculture (pertes de rendement dans certaines cultures) et pour la biodiversité (concurrence avec certains végétaux en bords de cours d’eau).

Une fois qu’un pied d’ambroisie est observé, il faut rapidement l’éliminer car il est ensuite difficile de l’éradiquer dès lors qu’il est installé.

D’autre part, le pollen d’ambroisie est hautement allergisant pour l’homme et entraîne diverses réactions allergiques ainsi que, chez de nombreuses personnes, l’apparition ou l’aggravation de l’asthme. Les réactions les plus observées sont les suivantes avec association de 2 ou 3 symptômes couramment chez la même personne :

  • RHINITE (dans 90% des cas) : éternuements en salves avec démangeaisons du nez qui coule beaucoup et se bouche
  • CONJONCTIVITE (75%) : les yeux sont rouges, gonflés, larmoyants et ils démangent
  • TRACHÉITE (50%) : toux sèche
  • ASTHME (50%) : difficulté à respirer, parfois très grave chez les personnes sensibles
  • URTICAIRE (10%) : rougeur, œdème, démangeaisons.

Un signalement en mairie est recommandé pour faire remonter l’information aux instances supérieures. Sinon, la démarche peut s’effectuer en tant que particulier via un des quatre canaux suivants :

Nota : Attention, une confusion est possible avec l’armoise. La distinction avec cette dernière réside dans les feuilles plus pointues et de couleur argentée dessous, dégageant une forte odeur quand on les froisse. De plus les tiges sont rougeâtres.

séneçon de jacob

Le séneçon est une plante herbacée qui contient des substances toxiques provoquant de graves lésions du foie. Normalement peu attractive, il arrive que les chevaux en consomment dans les fourrages ou au pâturage, lors d’étés secs, quand la végétation devient plus rare.
L’apparition des symptômes signe une intoxication avancée, souvent mortelle. En effet, il n’existe aucun remède à ce jour. Les lésions hépatiques causées par le séneçon de Jacob sont irréversibles.

Apprendre à reconnaître cette plante permet ainsi de mettre en œuvre des mesures de prévention et comme pour l’ambroisie, il est judicieux de signaler le constat en mairie. Heureusement pour nous, il s’agit d’une plante facilement reconnaissable : une tige droite mesurant de 50 à 120 cm, tout au long de laquelle sont attachées des feuilles aux bords crenelés, le tout surmonté d’un bouquet de fleurs jaunes bouton d’or, en forme de marguerite. Elle fleurit généralement de Juillet à Septembre.

frelon asiatique

Le frelon asiatique « vespa velutina » est un fléau pour l’apiculture mais aussi pour les insectes sauvages. Il a également des conséquences néfastes sur l’arboriculture ou toutes les professions dédiées aux espaces verts, ainsi que sur l’écosystème via son impact sur la réduction de la pollinisation.
Il est donc primordial de lutter contre sa prolifération en surveillant nos propriétés, car à ce jour, l’Etat ne déploie malheureusement pas des moyens particuliers pour optimiser la démarche de destruction rapide des nids.

Le guide suivant est très pertinent sur l’explication détaillée de cette problématique environnementale, avec notamment les informations sur le mode opératoire pour l’élaboration d’un piège sélectif avec un matériel simpliste :

Concernant la destruction de nid, l’intervention reste à la charge du particulier car le SDIS (pompier) ne se déplacera que pour un contexte sécuritaire spécifique sur le domaine public (par exemple, danger imminent sur le site d’une école en période scolaire). Pour information, sachez qu’un professionnel susceptible d’assurer une telle prestation réside à LASSERRE : http://www.wildassist.fr/ / contact@wildassist.fr / 06 47 98 49 92

piqûre de tique

Dès lors que vous arpentez notre territoire hors des voies goudronnées, et plus particulièrement en zone boisée, vous risquez d’attraper une tique qui va s’accrocher à votre peau sans que vous le sentiez systématiquement . Néanmoins si c’est le cas, veillez à respecter les préconisations sur la manière de procéder pour la retirer plutôt que de tenter de l’extraire en grattant sans précaution.
Etant susceptible de transmettre la bactérie à l’origine de la maladie de LYME, vous trouverez toutes les explications relatives à ce sujet dans ce flyer :

moustique « tigre »

La Haute-Garonne est également touchée par le moustique tigre qui est avant tout source de nuisance car il pique aussi le jour et sa piqûre est douloureuse. Il peut aussi dans certaines conditions particulières, transmettre la dengue, le chikungunya et le zika : http://www.occitanie.ars.sante.fr

Le moustique qui vous pique est né chez vous …. en effet, il se déplace peu car près de nos maisons, il trouve de la nourriture pour leurs œufs et des endroits pour pondre dans les eaux stagnantes (soucoupe de pot de fleur, vase et tout récipient contenant de l’eau).

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas d’éliminer durablement les moustiques. Ainsi, les bons réflexes à adopter pour éliminer les larves sont les suivants :

  • Éliminer les endroits où l’eau peut stagner : petits détritus, encombrants, déchets verts...
  • Les pneus usagés peuvent être remplis de terre, si vous ne voulez pas les jeter.
  • Changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine ou, si possible, supprimer les soucoupes des pots de fleur et remplacer l’eau des vases par du sable humide.
  • Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées et nettoyer régulièrement : gouttières, regards, caniveaux et drainages.
  • Couvrir les réservoirs d’eau (bidons d’eau, citernes, bassins) avec un voile moustiquaire ou un simple tissu.
  • Couvrir les piscines hors d’usage et évacuer l’eau des bâches ou traiter l’eau (eau de javel, galet de chlore).
  • Éliminer les lieux de repos des moustiques adultes en débroussaillant et taillant les herbes hautes et les haies, en élaguant les arbres, en ramassant les fruits tombés et les débris végétaux, puis en réduisant les sources d’humidité.

En présence d’une colonie importante, il est recommandé d’informer la mairie ou directement d’enregistrer le constat en ligne sur ce site : https://signalement-moustique.anses.fr/signalement_albopictus/signalements

la mort des palmiers

Le papillon du palmier (insecte xylophage) et sa larve palmivore conquièrent petit à petit le bassin méditerranéen et ravagent tous les palmiers d’ornement sur leur passage.
Le bombyx ou sphinx du palmier (paysandisia archon) est, comme tous les papillons, un lépidoptère. C’est une espèce invasive et ravageuse, originaire de l’Uruguay et de l’Argentine.
Ce tueur de palmier est diurne, d’assez grande taille (9 à 11 cm). Ses ailes sont ornementées de vert foncé, bronze, rouge orangé avec des taches noires et blanches.
Il est surtout nuisible au stade de chenille, car la larve se nourrit des tiges et troncs.
Les chenilles meurent quand la température descend sous 5 °C, mais les chrysalides résistent jusqu’à -10 °C. En cela, le climat méditerranéen leur est particulièrement propice...

L’autre tueur de palmier est le charançon rouge.

Deux solutions sont envisageables pour éviter que le palmier attaqué meurt :

  • Lutte biologique
    • Les spores de Beauveria bassiana permettent de contrôler la population de larves de papillon du palmier.
    • ​Les hyménoptères trichogrammes, dont la larve se nourrit des œufs du papillon du palmier, permettent de réduire la population.
    • ​Importer un ver nématode appelé Steinernema carpocapsae qui contamine la chenille et la tue en 48 h à 72 h par septicémie, s’éteignant avec elle. L’arbre est arrosé à l’aide d’une lance et un liquide contenant les vers est pulvérisé depuis le sommet (à noter que le ver succombe naturellement et sera inefficace au-dessus de 25 degrés).
    • ​La barrière à glu biologique autour du tronc endommage les ailes des papillons adultes et les empêchent de voler, de se reproduire et de pondre.
  • Lutte chimique
    • Les insecticides à base d’imidaclopride, de deltaméthrine, de cyperméthrine ou de diflubenzuron. Cette technique devant être obligatoirement appliquée par un professionnel formé et agréé.
    • Endothérapie : On injecte dans le cœur de l’arbre un insecticide efficace pendant 1 an. Mais les perforations répétées exposent le palmier à des maladies. Détectez une entrée de galerie, dégagez-la de sa sciure, injectez un insecticide, au bout de 15 jours si de la sciure réapparaît, renouveler l’injection de produit insecticide.

utilisation de nos déchets

Plutôt que de surcharger les containers d’ordure ménagère avec les restes alimentaires, privilégions un recyclage intelligent de nos déchets organiques.
Vous trouverez toutes les explications sur ce thème dans ce guide pratique :

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